Le Camp des Loges







Le Camp des Loges est le centre d'entraînement du Paris Saint-Germain. Mais avant qu'il le devienne, ce site a, à l'instar du Parc des Princes, eu une histoire bien particulière. La voici résumée en quelques lignes.


Les deux guerres mondiales (1904-1967)

Inauguré donc en 1904, le Camp des Loges doit cohabiter avec les militaires, qui sont majoritaires dans le secteur. Et très vite, éclate la première guerre mondiale. Les soldats étant mobilisés, le stade et les bâtiments sont réquisitionnés. Il va vite s'avérer, voyant les troupes allemandes arriver de plus en plus vite vers la capitale, que le Camp des Loges sera une sorte de "prison", où les ennemis capturés seront interrogés. A la fin de la Grande Guerre, les bâtiments militaires sont détruits et le Camp des Loges est laissé à l'abandon. Mais pas le stade, qui sert toujours au Stade Saint-Germain.

En 1936, voyant la menace nazie de plus en plus forte, la France décide de reconstruire d'urgence de nouveaux bâtiments militaires pour y accueillir des Soldats du Génie Civil. Le Stade Saint-Germain profite de ces crédits débloqués pour construire en même un terrain d'athlétisme et de nouvelles tribunes. Le nouveau complexe militaire est opérationnel en 1940, mais trop tard : le maréchal Pétain a déjà signé le traité de paix avec l'Allemagne avant que les soldats puissent contre-attaquer. Les allemands vont donc prendre possession du complexe flambant neuf, car il se situe en plein dans la zone occupée. Désormais, les bâtiments serviront de lieu d'hébergement à des civils français réquisitionnés pour construire les grands projets décidés par la Chancellerie allemande (principalement des autoroutes et des ponts). Le stade sert quant à lui aux rencontres locales de Paris, au Stade Saint-Germain bien sûr et aussi de lieu de détente des soldats allemands, qui organisent des matches entre eux.

Le Camp des Loges est redevenu français en juin 1944, juste après la libération de Paris. Et par chance, les allemands n'ont pas eu le temps de le détruire. Le stade est alors renommé en stade Georges-Lefèvre, en hommage à un joueur du Stade Saint-Germain mort au combat en 1940. En 1951, les américains arrivent, suite à un accord franco-américain. Le Camp des Loges est alors la base européenne de l'Etat-Major américain. Ils y resteront jusqu'en 1967, date où de nouveaux travaux de réaménagement sont votés. Le complexe omnisports est lui aussi concerné, et le Stade Saint-Germain joue alors ses matches au Parc des Princes.