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Ludovic GIULY
Identité :
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Palmarès :
| Saison : | Equipe : | Intitulé titre : |
|---|---|---|
| 1993/1994 | Lyon | Vainqueur de la Coupe Gambardella |
| 1995/1996 | Lyon | Finaliste de la Coupe de la Ligue |
| 1999/2000 | Monaco | Champion de France de division 1 |
| 2000/2001 | Monaco | Vainqueur du Trophée des Champions |
| 2000/2001 | Monaco | Finaliste de la Coupe de la Ligue |
| 2002/2003 | Monaco | Vainqueur de la Coupe de la Ligue |
| 2002/2003 | Monaco | Vice-champion de France de division 1 |
| 2003/2004 | Monaco | Finaliste de la Ligue des Champions |
| 2004/2005 | Barcelone | Champion d'Espagne |
| 2005/2006 | Barcelone | Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne |
| 2005/2006 | Barcelone | Champion d'Espagne |
| 2005/2006 | Barcelone | Vainqueur de la Ligue des Champions |
| 2006/2007 | Barcelone | Finaliste de la Supercoupe d'Europe |
| 2006/2007 | Barcelone | Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne |
| 2006/2007 | Barcelone | Vice-champion d'Espagne |
| 2007/2008 | AS Roma | Vainqueur de la Supercoupe d'Italie |
| 2007/2008 | AS Roma | Vice-champion d'Italie |
| 2007/2008 | AS Roma | Vainqueur de la Coupe d'Italie |
| 2009/2010 | PSG | Vainqueur de la Coupe de France |
Carrière professionnelle :
| Championnat | Coupes Nat. | Continent | Sélections | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison : | Club : | Div. | MJ | BM | MJ | BM | Com. | MJ | BM | MJ | BM |
| 2010/2011 | PSG |
1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| 2009/2010 | PSG |
1 | 31 | 3 | 7 | 1 | |||||
| 2008/2009 | PSG |
1 | 34 | 9 | 4 | 0 | C3 | 4 | 0 | ||
| 2007/2008 | AS Rome |
1 | 32 | 6 | 7 | 1 | C1 | 9 | 1 | ||
| 2006/2007 | Barcelone |
1 | 27 | 3 | 8 | 1 | SCE,C1,CMC | 11 | 2 | ||
| 2005/2006 | Barcelone |
1 | 29 | 5 | 5 | 2 | C1 | 8 | 1 | 1 | 1 |
| 2004/2005 | Barcelone |
1 | 29 | 11 | 1 | 0 | C1 | 6 | 1 | 6 | 1 |
| 2003/2004 | Monaco |
1 | 30 | 13 | 2 | 1 | C1 | 10 | 4 | 3 | 0 |
| 2002/2003 | Monaco |
1 | 36 | 11 | 5 | 3 | 4 | 1 | |||
| 2001/2002 | Monaco |
1 | 11 | 2 | 0 | 0 | |||||
| 2000/2001 | Monaco |
1 | 30 | 7 | 6 | 0 | C1 | 6 | 0 | 2 | 0 |
| 1999/2000 | Monaco |
1 | 33 | 5 | 7 | 2 | C3 | 7 | 2 | 1 | 0 |
| 1998/1999 | Monaco |
1 | 32 | 8 | 2 | 0 | C3 | 6 | 2 | ||
| jv98/1998 | Monaco |
1 | 12 | 1 | 4 | 0 | C1 | ||||
| 1997/jv98 | Lyon |
1 | 19 | 1 | 1 | 0 | IN, C3 | 10 | 6 | ||
| 1996/1997 | Lyon |
1 | 37 | 16 | 4 | 1 | |||||
| 1995/1996 | Lyon |
1 | 36 | 4 | 6 | 3 | C3 | 6 | 1 | ||
| 1994/1995 | Lyon |
1 | 8 | 0 | 3 | 1 | |||||
| Totaux | 466 | 105 | 72 | 16 | 83 | 20 | 17 | 3 | |||
Légende : Div. = division du pays où se situe le club au moment de la saison ; MJ = Matches joués (en tant que titulaire ou remplaçant entré pendant une rencontre ; BM = Buts marqués ; Com. = Nom de la compétition continentale disputée par le joueur durant la saison (C1 = Ligue des Champions, C2 = Coupes des Coupes, C3 = Coupe de l'UEFA, Europa League dès 2009, IN = Coupe Intertoto, CL = Copa Libertadores, CMC = Coupe du Monde des Clubs, SCE = SuperCoupe d'Europe, CSA = Copa SudAmericana, RSA = Recopa SudAmericana, AFC = AFC Champions League).
Biographie :

Ludovic Giuly, avec Claude Makélélé, est la bonne surprise du mercato estival 2008, qui marque un changement de mentalité dans le domaine des transferts.
D'origine corse, Giuly commence tout jeune le football, à l'A.S.C.M.O (aujourd'hui Monts D'or Azergues), dans la ville de Chasselay, située à une vingtaine de kilomètres de sa ville natale, Lyon. Mais c'est bien à Lyon qu'il commence sa carrière professionnelle, en 1994, après avoir suivi la formation classique d'un joueur : entrée à la pré-adolescence, intégration à diverses équipes de jeunes pour finalement entrer dans l'équipe professionnelle. Il joue son premier match en Première division le 21 janvier 1995 avec Lyon face à l'AS Cannes (3-1). A peine a-t-il débuté, qu'il est déjà adopté : il suffit d'une saison pour qu'on le surnomme le « lutin magique », hommage à sa petite taille et sa vivacité avec le ballon. Une marque de fabrique qui le suivra tout au long de sa carrière. En tout, il reste trois ans et demi à Lyon, pour 25 buts marqués en 110 matches. Lors de la saison 1997/1998, alors qu'il était un titulaire indiscutable la saison précédente, son temps de jeu baisse et la concurrence se fait rude à son poste. Ce qui le pousse à rejoindre, lors du mercato hivernal 1998, la principauté de Monaco, laissant derrière lui ses racines et que des bons souvenirs.

Après un temps d'adaptation nécessaire, c'est lors de la saison 1998/1999 que Ludovic Giuly explose littéralement aux yeux du grand public. A Monaco, il est comme un poisson dans l'eau. Il devient un titulaire indiscutable là aussi, multiplie les passes décisives et les buts. Le titre de champion de France obtenu par Monaco en 1999/2000 n'est pas indépendant de ses exploits... Il obtient alors, à 24 ans, sa première sélection avec les Bleus, lors du match Ecosse-France (0-2) le 29 mars 2000 à Glasgow. Commence alors une histoire d'amour chaotique avec l'équipe de France. Car malgré ses efforts, il n'est malheureusement pas sélectionné pour l'EURO 2000. Il pense alors se rattraper pour la coupe du monde 2002 : encore raté, car une blessure très grave contractée en début de championnat (alors qu'il avait marqué deux buts en deux matches) le prive des terrains pendant près de 7 mois et du même coup de cette prestigieuse compétition...
Mais il en faut plus pour le faire déprimer, car il revient encore plus fort dès la saison 2002/2003. A croire que cette blessure lui a été bénéfique ! Avec 11 buts en 36 rencontres, un très beau score pour un milieu droit, il est l'un des grands artisans du retour en grâce de Monaco et, cerise sur le gâteau, il remporte la coupe de la Ligue face à Sochaux au Stade de France. Grâce à cette saison éblouissante, il retrouve les Bleus et gagne la coupe des Confédérations en 2003. Rien ne semble arrêter ce petit bonhomme, qui confirme encore la saison suivante, avec une saison exceptionnelle : avec ses coéquipiers Prso, Morientes, Evra, Plasil ou encore un certain Rothen, cette bande de copains parvient pendant pratiquement toute la saison à rester en tête du championnat, et tient tête aux plus grands d'Europe en Ligue des Champions : Madrid, Chelsea, La Corogne (avec un score historique de 8 – 3 à Louis II)... pour finalement craquer sur la fin. Exténués par une saison certes magnifique mais éprouvante physiquement, les monégasques s'écroulent au plus mauvais moment et perdent à la fin le championnat et la coupe d'Europe, où ils échouent en finale. Pis pour Giuly, il se blesse aux adducteurs au début de ce match, ce qui a une double conséquence : d'abord de priver ses coéquipiers de son aide précieuse (ce qui peut peut-être expliquer en partie la déroute face à Porto), ensuite lui barrer l'accès d'un EURO 2004 qui lui semblait tout promis. La malédiction avec les Bleus s'acharne décidément contre lui...

C'est donc sur ces douloureux moments que Ludovic choisit de tenter en 2006, à 28 ans déjà, une aventure à l'étranger. Et c'est le prestigieux club de Barcelone, club dans lequel aucun français ne s'est véritablement imposé, qu'il rebondit. Un défi de taille pour lui, qu'il va relever avec brio : malgré la terrible concurrence, il marque 11 buts en 29 matches dès sa première saison avec les Blaugrana. La deuxième est marquée par un défi de taille : le prodige Lionel Messi, qui met le lutin sur le banc. Mais une blessure de ce dernier permet à Ludo de retrouver sa place. Il contribue à qualifier son équipe pour la finale de la Ligue des Champions en marquant un but décisif face au Milan AC. Juste après avoir remporté la Championnat d'Espagne, il réalise un fabuleux doublé coupe / championnat, en remportant cette prestigieuse compétition et en marquant même un but valable, finalement refusé. Une fin de saison en fanfare qui se termine encore une fois par une désillusion chez les Bleus : l'un des meilleurs français de cette saison ne participe pas à cette compétition, non pas par blessure ou pas jeunesse comme auparavant, mais pour des motifs personnels : une sombre histoire de SMS envoyés à la compagne du sélectionneur, Raymond Domenech, a eu raison de lui. Même si, bien sûr, le sélectionneur ne l'admettra jamais, prétextant d'autres raisons plus ou moins futiles... Décidément, écarté des compétitions internationales avec les Bleus, malgré ses performances en club, Giuly n'a vraiment pas eu de chance !
Une saison de plus avec Barcelone, où il rejoint « logiquement » le banc après le retour de Messi, et c'est un nouveau départ, direction la prestigieuse Roma, où il rejoint un autre « banni » de l'équipe de France, Philippe Méxès. Entre temps, dans un livre appelé « Giuly par Giuly » (éditions Hugo et Cie) et paru le 15 mai 2007, où il raconte sa vie, il règle ses comptes avec le sélectionneur national et a bien conscience de tirer un trait définitif sur sa carrière internationale. A Rome, il ne lui faut qu'un mois pour gagner son premier titre, une supercoupe d'Italie, face à l'Inter Milan (1 – 0). Une saison se passe, correcte encore une fois, sans plus cependant. Il n'est là encore pas un titulaire indiscutable au sein du club romain. Désirant retourner en France, notamment pour des raisons physiques (les entraînements étaient trop durs selon lui) et sentimentales, son intérêt s'est vite porté sur le PSG. Et ce malgré la concurrence, notamment celle du rival marseillais. Préférant aller au club de la capitale (car les marseillais ont déjà essayé de l'enrôler quelques saisons auparavant, sans succès, et cela est resté dans sa mémoire) et après de longues tractations, il rejoint le 18 juillet 2008 le Paris Saint-Germain en échange d'une indemnité de transfert d'environ 3 millions d'euros.

Très rapidement, cette recrue va vite s'adapter au contexte parisien. Son arrivée a été très bénéfique pour Paris : il y a apporté son son vécu, sa vitesse (chose qui manquait énormément à Paris ces dernières saisons) et son envie de bien faire. Et surtout, Paris tient enfin un vrai milieu droit de métier : le jeu penchait clairement à gauche les dernières saisons, par manque d'un véritable joueur à ce poste. Avec son ami Jérôme Rothen, le duo magique monégasque de 2003/2004 est enfin reformé ! Son début de saison fut cependant difficile, car il n'a pas pu se préparer correctement et n'a pas eu assez de repos. Une blessure l'a aussi handicapé. Une fois remis sur pieds, grâce à son centre de rétablissement baptisé "Camp 8", Giuly a fait parler la poudre. En marquant neuf buts, il a permis au club de la capitale de gagner des victoires précieuses, qui ont cependant été inutiles en fin de saison, le PSG ratant l'Europe de très peu.
Et pour sa deuxième saison, Ludovic Giuly va connaître des émotions comme il n'en a jamais connu auparavant. Auteur d'un début de saison en boulet de canon, avec entre autres deux buts marqués en deux matches, Giuly va petit à petit baisser de forme et va même être un des trois joueurs parisiens atteints de la grippe A. Bien involontairement, il a provoqué des incidents à Marseille suite à l'annulation du classico, pour cause de suspicion d'infection. Mais surtout, il va clairement souffrir de cette maladie. Hors de forme, il perd même sa place au profit d'autres joueurs comme Jallet ou Chantôme. Soigné au Tamiflu, il finira par revenir, mais cette absence lui a été clairement préjudiciable. Devenu remplaçant ou étant tout le temps remplacé lorsqu'il était titulaire, il a souffert en silence de ne jamais finir les matches, alors qu'il en avait clairement les capacités. Mais tout s'arrangera vers la fin de saison : Paris réalise une série de matches sans victoire et Antoine Kombouaré décide de nouveau de lui confiance à part entière. Et cela sera payant : le PSG gagne la Coupe de France après un parcours certes simple. C'est la première fois qu'il gagne cette compétition en 15 ans de carrière ! Il a même été buteur et a donné la victoire à Paris face à Vesoul en huitième de finale. Il terminera la saison avec 4 buts en tout et 3 passes décisives, un bilan décevant comparé à la saison précédente. Mais à l'image de l'équipe...

En 2010, il reste donc un an de contrat au lutin magique à honorer avec Paris. Et on ne sait pas encore s'il la fera. Car les médias sont mitigés à son sujet : certains l'annoncent partant (notamment en Major League Soccer), d'autres l'annoncent restant. Et le Parisien a enfoncé le clou le 25 mai 2010, en publiant dans ses colonnes un article comme quoi Antoine Kombouaré ne voudrait plus de lui la saison prochaine. Sauf que le lutin ne compte pas partir. Ambiance... Mais au crépuscule de sa carrière et s'il choisit de rester, Ludo sera motivé comme jamais pour hisser le club de la capitale au plus haut. Et avec une préparation d'avant saison correcte, autant dire qu'il fera tout pour arriver à ses fins. Cette année sera donc peut-être pour lui sa dernière, et il a de la chance, car Paris jouera l'Europa League, compétition qu'il n'a jamais emportée. Une petite victoire avant une probable retraite bien méritée, cela ne se refuse pas !
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