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Antoine KOMBOUARÉ
Identité :
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Palmarès :
| Saison : | Equipe : | Intitulé titre : |
|---|---|---|
| 1992/1993 | PSG | Demi-finaliste de la coupe de l'UEFA |
| 1992/1993 | PSG | Vainqueur de la Coupe de France |
| 1992/1993 | PSG | Vice-champion de France |
| 1993/1994 | PSG | Demi-finaliste de la Coupe des Coupes |
| 1993/1994 | PSG | Champion de France |
| 1994/1995 | PSG | Demi-finaliste de la Ligue des Champions |
| 1994/1995 | PSG | Vainqueur de la Coupe de la Ligue |
| 1994/1995 | PSG | Vainqueur de la Coupe de France |
| 1995/1996 | Sion | Vainqueur de la Coupe de Suisse |
| 1995/1996 | Sion | Vice-champion de Suisse |
| 2005/2006 | Valenciennes | Champion de France de Ligue 2 |
| 2005/2006 | Valenciennes | Trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 2 |
| 2009/2010 | PSG | Vainqueur de la Coupe de France |
Carrière professionnelle :
| En tant que joueur : | |||||||||||
| Championnat | Coupes Nat. | Continent | Sélections | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison : | Club : | Div. | MJ | BM | MJ | BM | Com. | MJ | BM | MJ | BM |
| 1998/1999 | Racing Club France |
3 | 24 | 4 | 0 | 0 | |||||
| 1997/1998 | Aberdeen |
1 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||||
| ao1996/1997 | Aberdeen |
1 | 30 | 3 | 0 | 0 | |||||
| 1996/ao1996 | Sion |
1 | 4 | 1 | 0 | 0 | |||||
| 1995/1996 | Sion |
1 | 25 | 7 | 0 | 0 | |||||
| 1994/1995 | PSG |
1 | 26 | 1 | 8 | 0 | C1 | 8 | 0 | ||
| 1993/1994 | PSG |
1 | 9 | 0 | 0 | 1 | C2 | 1 | 0 | ||
| 1992/1993 | PSG |
1 | 19 | 0 | 5 | 0 | C3 | 5 | 2 | ||
| 1991/1992 | PSG |
1 | 32 | 2 | 1 | 2 | |||||
| nov90/1991 | PSG |
1 | 20 | 0 | 3 | 0 | |||||
| 1990/nv1990 | Toulon |
1 | 17 | 0 | 0 | 0 | |||||
| 1989/1990 | Nantes |
1 | 35 | 0 | 2 | 0 | |||||
| 1988/1989 | Nantes |
1 | 35 | 1 | 4 | 0 | |||||
| 1987/1988 | Nantes |
1 | 31 | 1 | 2 | 1 | |||||
| 1986/1987 | Nantes |
1 | 35 | 2 | 1 | 0 | C3 | 2 | 0 | ||
| 1985/1986 | Nantes |
1 | 23 | 0 | 1 | 0 | C3 | 7 | 0 | ||
| 1984/1985 | Nantes |
1 | 18 | 0 | 6 | 0 | |||||
| 1983/1984 | Nantes |
1 | 0 | 0 | 0 | 0 | C1 | 0 | 0 | ||
| Totaux | 383 | 22 | 33 | 4 | 23 | 2 | 0 | 0 | |||
| En tant qu'entraîneur : | |||||||||||||||
| Championnat | Coupes Nat. | Continent | Sélections | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison : | Club : | Div. | V. | N. | D. | V. | N. | D. | Com. | V. | N. | D. | V. | N. | D. |
| 2010/2011 | PSG |
1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | C3 | 0 | 0 | 0 | |||
| 2009/2010 | PSG |
1 | 12 | 11 | 15 | 6 | 1 | 1 | |||||||
| 2008/2009 | Valenciennes |
1 | 10 | 14 | 14 | 0 | 2 | 0 | |||||||
| 2007/2008 | Valenciennes |
1 | 12 | 9 | 17 | 2 | 0 | 2 | |||||||
| 2006/2007 | Valenciennes |
1 | 11 | 10 | 17 | 2 | 1 | 1 | |||||||
| 2005/2006 | Valenciennes |
2 | 21 | 11 | 6 | 1 | 1 | 2 | |||||||
| 2004/oc04 | Strasbourg |
1 | 0 | 4 | 5 | 0 | 0 | 0 | |||||||
| 2003/2004 | Strasbourg |
1 | 10 | 13 | 15 | 0 | 1 | 1 | |||||||
| 2002/2003 | PSG (B) |
4 | 20 | 7 | 7 | 0 | 0 | 0 | |||||||
| 2001/2002 | PSG (B) |
4 | 10 | 15 | 9 | 0 | 0 | 0 | |||||||
| 2000/2001 | PSG (B) |
4 | 15 | 12 | 7 | 0 | 0 | 0 | |||||||
| 1999/2000 | PSG (B) |
4 | 9 | 13 | 12 | 0 | 0 | 0 | |||||||
| Totaux | 130 | 119 | 124 | 11 | 6 | 7 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
Légende : Div. = division du pays où se situe le club au moment de la saison ; MJ = Matches joués (en tant que titulaire ou remplaçant entré pendant une rencontre ; BM = Buts marqués ; Com. = Nom de la compétition continentale disputée par le joueur durant la saison (C1 = Ligue des Champions, C2 = Coupes des Coupes, C3 = Coupe de l'UEFA, Europa League dès 2009, IN = Coupe Intertoto, CL = Copa Libertadores, CMC = Coupe du Monde des Clubs, SCE = SuperCoupe d'Europe, CSA = Copa SudAmericana, RSA = Recopa SudAmericana, AFC = AFC Champions League).
Biographie :

« C’est extraordinaire, c’est extraordinaire ! » : voici la réaction spontanée du regretté Thierry Gilardi dans sa cabine de commentaires, suite à un but d’anthologie marqué un certain 18 mars 1993 lors d'un match face au Real Madrid. Antoine Kombouaré a, grâce à ce but marqué d’un coup de tête ravageur, marqué toute une génération de supporters du PSG, club auquel il a déjà voué huit ans de sa vie et qu’il va désormais entraîner pendant une durée de trois ans. Et pourtant, cette histoire d’amour réciproque a bien failli ne jamais arriver...

Né à Nouméa en Nouvelle Calédonie, rien ne laissait présager cet insulaire à faire une si belle carrière : 20 000 km environ séparent l’archipel océanien à la métropole ! De plus, les recruteurs préfèrent scruter les DOM, déjà suffisamment éloignées comme cela. Bref, c’est difficile, dans ces conditions, de se faire repérer. Et pourtant, c’est ce qu’il va faire. Défenseur de métier, il est titulaire dans l’équipe de sa ville natale, le WS Plum Nouméa, qui domine outrageusement le championnat. Il faut dire que là bas, mis à part cette ville, il existe très peu de grandes villes réputées, générant des talents comme lui. D’où la très grande faiblesse du championnat. Mais un jour, il a la chance de se faire repérer par le club réputé pour son jeu et sa formation en France : le FC Nantes. A cette époque, le club avait formé les plus grandes stars : José Touré, Bruno Baronchelli, William Ayache, Loïc Amisse, Thierry Tusseau, etc etc. On pourrait en citer des dizaines de joueurs encore. Mais pour Kombouaré, c’était différent : son jeu de tête et son engagement en font un véritable guerrier. Averti par cette découverte, l’entraîneur emblématique du club de Loire-Atlantique, décide de le tester. Ce test sera finalement concluant, et Antoine Kombouaré est alors intégré à l’effectif professionnel, en signant un contrat stagiaire. Nous sommes en 1983, et à 20 ans à peine, le Kanak quitte sa famille et ses racines pour tenter d’embrasser une carrière professionnelle en métropole. Un choix risqué, mais qui s’avérera payant.
Cependant, la première année sera synonyme de disette pour lui. Il faut dire qu’avec la concurrence démentielle à son poste, lui qui vient d’arriver, il n’a pas vraiment le profil pour jouer parmi l’élite. Et puis, son contrat stagiaire ne lui permet pas de postuler. Ne voulant décourager sa « perle, « Coco » Suaudeau préfère lui faire une année de formation complète, en attendant la suite. N’étant naturellement pas exigeant, il accepte. Et ses efforts vont payer. 13 novembre 1984 : il joue pour la première fois de sa carrière parmi les pros, en entrant dès le quart d’heure en remplacement de Pierre Morice, victime d’une blessure (Toulouse 1 – 3 Nantes). Il joue alors milieu défensif, poste qui n’est pas le sien. Mais qu’importe : le voici désormais sur un terrain, à peine un an et demi après son arrivée en métropole ! Et très vite, sa combativité et sa hargne vont le faire connaître. Il devient titulaire pour la première fois trois semaines plus tard (Lille 1 – 1 Nantes, 01 décembre 1984), et a un temps de jeu correct jusqu’à la fin de la saison, où il devient un titulaire en puissance, profitant de nombreux forfaits en tous genres et d’un turn over massif. En fin de saison, il totalise un bilan de 24 matches joués toutes compétitions confondues, correct quand on voit qu’il a commencé à jouer qu’en novembre ! Bref, son début avec les nantais a été plutôt bon, surtout qu’il finit vice-champion de France. Rebelote l’année suivante, où il n’est toujours pas titulaire mais où il a le même succès.

Antoine Kombouaré devient vraiment titulaire lors de la saison 1986/1987, lorsqu’il a vu son concurrent direct à son poste nantais (latéral gauche), William Ayache, partir ... au PSG. Tout un symbole, déjà ! N’oublions pas aussi les départs de Maxime Bossis et Michel Bibard l’année précédente, qui l’ont bien aidé à se faire une place. Malgré l’arrivée de nouveaux joueurs formés au club (comme Marcel Desailly), il parvient à conserver la confiance de son coach et à s’imposer définitivement. L’arrivée de Miroslav Blazevic en 1988 l’a même permis de devenir un défenseur central, son poste de prédilection. Et cela va durer jusqu’en 1990, date où il réalise un choix sportif qu’il n’avait pas vraiment voulu : à 27 ans, il signe un contrat en faveur du Toulon Club Var, un club certes bien implanté en division 1 mais qui n’a pas le standing du FC Nantes. Malheureusement pour lui, il a été une victime indirecte de la politique « kamikaze » du président nantais de l’époque, Max Bouyer. Ce dernier voulait absolument avoir dans son équipe des vedettes, au détriment de la formation à la nantaise. Les résultats ne suivant pas, le déficit du club n’a cessé augmenter, obligeant Nantes à se séparer de ses joueurs ayant une bonne valeur marchande. Ainsi, Didier Deschamps, Michel Der Zakarian, Paul Le Guen, Antoine Kombouaré entre autres ont été vendus un peu par défaut au plus offrant… Et pour Kombouaré, cette peine est doublée, puisqu’à peine quelques mois après son arrivée, il est de nouveau cédé par Toulon ... à cause de difficultés financières ! Il faut dire aussi qu’à l’époque, l’argent commençait petit à petit à être le nerf de la guerre. Le club ayant « récupéré » Antoine Kombouaré est un certain Paris Saint-Germain, paré lui aussi à de graves difficultés financières, suite à des résultats décevants depuis des années. Décidément, ce n’est pas de chance !
Antoine Kombouaré arrive en octobre 1990 dans le club de la capitale, et devient tout de suite un des deux stoppeurs titulaires au sein de sa défense centrale, en lieu et place de Michel Bibard ... un ancien nantais. Mais entre temps, le PSG est racheté par Canal +, qui décide de quasiment tout changer au sein du club pour qu’il redevienne compétitif. Ainsi, Francis Borelli et Henri Michel doivent céder leur place. Sous l’impulsion d’Artur Jorge, Kombouaré n’est pas un titulaire indiscutable. Pour sa première saison complète avec Paris, il profite cependant du manque d’argent et de défenseurs pour se faire une place dans l’équipe type, en compagnie de Ricardo, Colleter et Geraldao. Mais l’arrivée d’Alain Roche et de Jean-Luc Sassus en 1992 va changer la donne : le voici désormais remplaçant de luxe, un rôle ingrat qu’il va porter pendant des années. Et force est de constater qu’on ne peut pas donner tort à l’entraîneur portugais : en 1992/1993, Paris est de plus en plus fort et multiplie les exploits, tant sur le plan national qu’européen. Kombouaré ne doit se contenter que des miettes, et attendre un défection d’un de ses coéquipiers pour pouvoir postuler. Chose qu’il va faire avec brio et professionnalisme, surtout en coupe d’Europe. C’est lui qui, suite à un corner tiré par Valdo, marque un but de la tête à la 76ème minute permettant à son équipe de se qualifier pour les quarts de finale, alors qu’il était sur le banc au début du match ! C’est aussi lui qui, suite à un match exceptionnel et historique avec un scénario rocambolesque, qualifie encore son équipe pour les demi-finales grâce à un nouveau coup de tête ravageur à la 96ème minute de jeu face au Real Madrid ! Et enfin, il a aussi marqué lors du match face à Nantes, donnant la coupe de France au club de la capitale ! Malgré un statut de remplaçant, le PSG ne le remerciera jamais de tout ce qu’il a fait cette année là. Cette saison lui vaudra d’ailleurs le surnom de « Casque d’Or ».

Mais malgré ces exploits, Kombouaré n’est définitivement pas dans les papiers d’Artur Jorge, qui préfère son quatuor Sassus – Roche – Ricardo – Colleter. Et là encore, le coach moustachu a raison : cette année là, Paris devient champion de France... Kombouaré, quant à lui, n’a joué que dix matches seulement, une misère pour celui qui était tant respecté l’année précédente et titulaire il y a quelques années... Alors qu’il envisage un départ en 1994, l’arrivée de Luis Fernandez à la place d’Artur Jorge change la donne. Le Kanak décide de rester. Cependant, il ne sera là encore pas un titulaire indiscutable, car mis à part Roche, la concurrence est rude. Ricardo, blessé juste avant la coupe du Monde 1994, est à la peine physiquement. Avec un total de 42 matches en tout, il profite du fait que Fernandez n’ait pas fait le choix entre lui, Ricardo et Oumar Dieng pour glaner du temps de jeu. Il sera même le capitaine du match historique de Ligue des Champions face à Barcelone, au Parc des Princes. Finalement, après quatre années et demi passées au sein du club francilien, il choisit à la fin de saison 1995 de voguer vers d’autres cieux, un an seulement après avoir failli partir. En tout, il a gagné avec Paris deux coupes de France, une coupe de la Ligue et un titre de champion. Il est donc devenu, notamment grâce à ses buts de 1993, un des grands artisans de « l’âge d’or » du PSG. En duo avec son fameux « casque »...
En 1995, à 32 ans, il choisit de finir sa carrière dans la plus grande discrétion. Il va d’abord à Sion, en Suisse, où son fait d’armes majeur est de gagner la coupe nationale. Il joue aussi la quasi-totalité des matches de championnat, où il marque la bagatelle de 8 buts en une saison, soit autant qu’en quatre ans et demi passés à Paris ! Il finit aussi deuxième de son championnat. Après cette saison réussie, il décide de s’envoler dans un nouveau pays : l’Ecosse, direction Aberdeen. Il ne jouera qu’une saison en tant que titulaire, car la seconde marque le retour de Gary Smith, après une saison ratée à Rennes. Finalement, il choisit de revenir au pays en 1998, où il signe en faveur de Paris. Non, pas le PSG, mais le Racing Club de France, pour une dernière « pige » en troisième division pour finir en beauté. Chose qu’il va faire : il jouera en tout 24 matches, et marquera 4 buts. Ses 4 derniers, car en 1999, il annonce sa retraite sportive à l’âge de 36 ans, après une carrière de footballeur classique, marquée par des hauts et des bas. Pendant ce temps là, il en a profité pour passer son diplôme d’entraîneur

Et dès l’annonce de sa retraite, le PSG va de nouveau faire appel à lui. Après une saison 1998/1999 catastrophique, le club de la capitale décide de le recruter dans le staff technique du club. Il a alors la charge de la réserve parisienne, accompagné par Bernard Guignedoux. Cela ne peut être que positif pour les deux camps : c’est la première expérience de Kombouaré en tant qu’entraîneur, une nouvelle carrière s’offre donc à lui. Et pour le Paris Saint-Germain, l’apport d’un ancien de la maison ne sera que bénéfique pour le club. En tout, le Kanak restera quatre années au sein de la CFA parisienne, qui finira en 2003, lors de sa dernière année, championne de France amateur. Le fruit de quatre années de travail unanimement reconnues par tous. Mais cette année là est aussi une nouvelle année de bouleversements pour le PSG. Malgré une saison correcte, le Paris Saint-Germain perd en finale de la Coupe de France face à Auxerre et coule en fin de saison, brisant ainsi ses chances d’aller en coupe d’Europe. Canal +, l’actionnaire, décide de ne pas reconduire Luis Fernandez au poste d’entraîneur. Antoine Kombouaré postule logiquement pour devenir l’entraîneur en titre. Mais ce qu’il ne peut pas deviner, c’est que Laurent Perpère serait lui aussi débarqué. Francis Graille, le nouveau président, choisit finalement comme nouvel entraîneur du PSG un autre ancien de la maison, moins marquant que Kombouaré cependant : Vahid Halilhodzic, son ancien coéquipier à Nantes ! Ces deux hommes s’étaient déjà rencontrés à Lille, et ont permis au club nordiste d’accéder à la Ligue des Champions. Face à une telle amitié, le Kanak ne peut que s’incliner.
Après cet affront, Antoine Kombouaré décide de quitter le club de la capitale pour aller à Strasbourg, qui venait tout juste de perdre son entraîneur en titre, Ivan Hasek, pour des raisons très floues. Kombouaré arrive dans un club chamboulé par le changement de propriétaire du club. Mais cela n’empêche pas le club alsacien d’être dans le bon tempo, grâce à un duo d’attaquants qui était marquant à l’époque : Danijel Ljuboja et Mamadou Niang, un gaucher et un droitier complémentaires. Mais dès le mercato hivernal 2004, Strasbourg, en proie à des difficultés financières, vend Ljuboja ... au PSG. Certes, les caisses sont mieux remplies, mais très vite les résultats sont en chute libre. Après avoir été longtemps dans les dix premiers, Strasbourg finira finalement 14ème. Et lorsque Niang est vendu à Marseille au mercato estival cette fois-ci, c’est la bérézina : Kombouaré est alors rendu indésirable par la plupart des joueurs de l’effectif professionnel. Il est finalement limogé le 02 octobre 2004, après un début de saison catastrophique : 5 défaites et 4 matches nuls en championnat... L’histoire dira ensuite que bizarrement, Strasbourg obtiendra de bien meilleurs résultats, jusqu’à gagner la coupe de la Ligue... A noter aussi le match PSG – Strasbourg, où les supporters parisiens, qui n’ont pas la mémoire courte, lui ont gratifié d’un émouvant « Casque d'or à jamais dans la légende ».

Malgré l’échec strasbourgeois, Kombouaré, contrairement à la plupart de ses collègues, mettra peu de temps à rebondir. Car en 2005, il est engagé par le club de Valenciennes, qui vient tout juste de monter en Ligue 2 et qui voudrait aller encore plus haut. Il remplace alors « le Druide » Daniel Leclercq. Très vite, le Kanak impose son style de jeu à l’équipe valenciennoise. Et le succès est fulgurant : dès la fin de saison 2005/2006, Valenciennes remonte en Ligue 1, et en se permettant le luxe d’être champion de France de Ligue 2 ! Ligue 1 que le club nordiste avait quittée depuis une certaine affaire VA – OM... Une belle revanche pour le Kanak, qui était bien plus mal deux ans auparavant. Il est même élu par ses pairs, lors des trophées UNFP 2006, meilleur entraîneur de Ligue 2. Dès 2006/2007, il aura comme mission principale de sauver chaque année le club nordiste de la relégation. Mission qu’il va mener à bien pendant deux saisons, notamment grâce à l’apport de Steve Savidan, qui a quasiment à lui tout seul fait grimper le club de deux divisions en deux ans et maintenu celui-ci pendant deux autres. Mais en 2008/2009, il décide de partir à Caen, et cela se voit : orphelin de son buteur, Valenciennes s’effondre et végète dans les places de relégables. Francis Décourrière, le président, décide malgré ça de le conserver alors qu’il est à deux doigts du limogeage. Le VAFC a même une particularité rare : elle n’a pas gagné un match à l’extérieur. Heureusement, malgré un effectif moyen, l’équipe est quasiment intraitable à domicile. Et l’arrivée de Jean-Claude Darcheville pendant le mercato hivernal a permis de remonter au classement, et finalement de se sauver. Mission accomplie donc !
Mais juste avant le dernier match de la saison, il y avait eu une semaine auparavant un match un peu spécial pour lui : un certain Valenciennes – PSG. Car quelques semaines avant, le club de la capitale avait annoncé la non reconduction du contrat de son ex-coéquipier au Paris Saint-Germain : Paul Le Guen. Ce match, d’apparence anodine, est en fait rempli d’enjeux : alors que Valenciennes n’est pas officiellement sauvé, le PSG, quant à lui, joue l’Europa League la saison prochaine. Kombouaré, que l’on sait favori pour prendre la succession de Le Guen (si officiellement rien n’est annoncé, officieusement c’est déjà signé et tout le monde le sait), fera-t-il « exprès » de perdre le match afin de favoriser sa future équipe la saison prochaine ? Jean-Michel Aulas, le président de Lyon (le principal concurrent du PSG à l’époque), l’a exprimé tout haut dans les médias. La réponse ? Il va la donner sur le terrain : malgré une première mi-temps catastrophique (un but encaissé, un autre refusé sur hors-jeu et un penalty généreusement refusé pour VA), les joueurs valenciennois vont se réveiller et marquer deux buts en l’espace de six minutes. A 2 – 1, Valenciennes va souffrir mais va finalement tenir le score. Kombouaré a tout fait, en grand professionnel, pour faire gagner son équipe, malgré tous les ragots et fausses vérités. Et c’est sous l’ovation du public de Nungesser qu’il quitte quatre années de sa vie, marquées par du succès et une confirmation : entraîneur est un métier pour lui.

Le 29 mai 2009, le secret de Polichinelle est rendu officiel : Antoine Kombouaré sera l’entraîneur du PSG pour une durée de trois ans, plus une autre en option. C’est donc un retour aux sources pour lui, qui aurait déjà dû entraîner le club parisien quelques années auparavant. Et dès son arrivée, la patte Kombouaré est à l’exact opposé de celle de Le Guen : colérique et expansif dans les médias, il n’hésite pas, quand quelque chose ne va pas, à dire ce qu’il pense. Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté : il a manqué de nombreux matches lorsqu’il était à Valenciennes, notamment pour avoir incendié les arbitres suite à des décisions qui lui paraissaient litigieuses... Tout un symbole : son premier match avec Paris, il le passe dans les tribunes, à cause d’un match de suspension à purger après avoir dit ses quatre vérités à Tony Chapron, lors de la dernière journée de L1 2008/2009 (victoire bordelaise 2 – 1, match au cours du quel l’arbitre a expulsé de manière bizarre deux joueurs nordistes) ! Et au sein du banc parisien, il n’a pas changé : quand Paris perd face à Nice sur une erreur de Mamadou Sakho, la poubelle vole dans le vestiaire et le coup de gueule fuse...
Sa première saison avec le club qui l'a rendu célèbre ne fut pas la plus simple, bien au contraire. D'une part, les résultats sportifs ne furent pas à la hauteur, surtout en championnat. Et d'autre part, le Kanak est loin de faire l'unanimité au sein du vestiaire parisien. Par exemple, Ludovic Giuly et lui n'ont jamais réussi à accrocher ensemble, le premier reprochant au second ne pas lui laisser finir les matches, le second préférant nettement d'autres joueurs comme Jallet. Mais surtout son management est incompréhensible : tantôt il s'énerve (comme avec l'anecdote de la poubelle), tantôt il est trop conciliant, notamment lorsqu'il déclare à la presse qu'il est satisfait d'une équipe qui a perdu. Et des défaites, il en a vu, notamment contre Grenoble ou Le Mans en fin de saison... Néanmoins, dans une saison noire marquée par des relations avec les supporters difficiles (sa démission a même été demandée à un moment de la saison, c'est dire), il a su maintenir le bateau dans la tempête et a déclaré qu'il ne démissionnerait jamais, car "ceci est réservé pour les faibles". Une énième preuve de la force de caractère du Kanak. D'ailleurs, ses vieux démons l'ont rattrapé lors d'un match face à Auxerre le 04 avril 2010 : ayant contesté une décision de M. Kalt, l'arbitre du match, il a tout bonnement et simplement été expulsé de son banc, direction les tribunes. Une grande première au PSG depuis l'époque Luis Fernandez, autre coach connu pour son tempérament. Et surtout, bien loin du flegme légendaire de Paul Le Guen ! Il écopera par ailleurs pour cette crise de nerfs d'un match avec sursis d'interdiction de banc et de vestiaire d'arbitres. Vainqueur de la Coupe de France en fin de saison, il gagne enfin grâce à cette victoire un titre en tant qu'entraîneur. Un titre qui espérons le en appelera d'autres...
Après une première saison difficile lié au contexte tendu du club de la capitale, à mille lieues de ceux qu'il a connus dans ses précédents clubs, Antoine Kombouaré retiendra peut-être les erreurs qu'il a commises afin qu'il puisse connaître une deuxième saison plus sereine. Espérons désormais que le Kanak fasse de nouveau parler de lui en tant que coach, un métier difficile mais qu’il a choisi, par amour du club qui l’a tant aimé pendant des années : le Paris Saint-Germain !
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