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Robin LEPROUX

Identité :
La photo de Robin Leproux
Nom complet : LEPROUX Robin
Surnom(s) : Le Diesel, l'homme qui valait un milliard
Date de naissance : 22 juillet 1959
Lieu de naissance : France Paris
Nationalité : France Française
Age : 51 ans
Arrivée au club : 28/09/2009
Départ du club : Toujours au club
Activité actuelle : Président du Directoire du PSG
Site officiel : Aucun
Carrière :
Années Entreprise : Fonction occupée :
1977 / 1982 Reims Management School Diplômé de Sup de Co
1982 / 1985 Procter & Gamble Cadre au service marketing
1985 / ???? Polygram Music Directeur du Programme "Polygram projets spéciaux"
???? / juin 1992 Polygram Music Directeur Général Polygram France
juin 1992 / janvier 1997 Groupe M6 Directeur du développement d'M6 Interaction
janvier 1997 / décembre 2000 Groupe M6 Directeur des chaînes thématiques
mai 2000 / décembre 2000 Groupe M6 Vice-président du Directoire
1999 / 2005 Girondins Bordeaux Administrateur
janvier 2001 / avril 2005 RTL Group Président du pôle RTL Group
avril 2005 / mai 2006 RTL Group Président de RTL Luxembourg
mai 2006 / 2007 Eléphant Co-fondateur
2007 Axel Springer France Président
2007 / juillet 2009 ??? Gestion d'Investissements et Conseil en Industries et Loisirs
Août 2009 PSG Conseiller de Sébastien Bazin
Septembre 2009 / ... PSG Président du Directoire
Biographie :
Photo de Robin Leproux au PSG

Robin Leproux est l’invité surprise du mercato estival du côté du Paris Saint-Germain. Alors relativement inconnu du grand public, c’est pourtant lui qui prend les rênes du club parisien en y devenant le 15ème président, alors que Patrice Clerc devait décrocher le poste. Un club qu’il supporte depuis très longtemps au passage...

Photo d'Henri Leproux, père de Robin, au Golf Drouot

Leproux est un nom connu du monde de la nuit parisienne. En effet, il est l’enfant unique d’Henri Leproux, le célèbre « fondateur » du Golf Drouot, lieu mythique où se réunissaient toutes les plus grandes stars de la musique dans les années 60. A l’origine, ce lieu n’était qu’un modeste salon de thé où l’unique attraction était un minigolf, d’où son nom. Henri Leproux, d’abord embauché en tant que barman, rénovera cette place pour en faire un lieu incontournable de Paris, où près de 6 000 groupes ou chanteurs se sont produits pendant une vingtaine d’années. Né en 1959, Robin Leproux a donc baigné dans l’univers de la musique depuis sa plus tendre enfance, lui nés de parents s’étant rencontrés dans le Golf Drouot. D’ailleurs, il déclarera au moment de son embauche au PSG qu’il est « né dans une boîte de nuit. Quand j’étais petit, Johnny me faisait sauter sur ses genoux et m’achetait des soldats en plastique. » Le veinard !

Mais malgré le succès de ses parents, le jeune Robin est un enfant timide et réservé. Il faut dire que l’activité professionnelle de ses parents ainsi que son statut de fils unique ne l’aident pas dans son épanouissement. Il est alors élevé par une nourrice agréée, dans le quartier Oberkampf, dans une cité du 11ème arrondissement parisien. Il se réfugie dans la musique, sa grande passion dans son enfance. Mais son père ne lui conseille pas de faire carrière dans la musique, étant donné le risque d’échec. Intelligent, il suit alors le cursus classique d’un écolier. Après avoir obtenu son bac, il choisit une école de commerce : la Sup de Co, située à Reims. Bien loin de son environnement familial, il va alors développer un sens de la communication et de la stratégie qui va faire sa force tout au long de sa carrière. Nous sommes alors en 1982 et à 23 ans, il décroche son premier emploi, chez Procter & Gamble, une multinationale américaine spécialisée dans les produits d’hygiène et de beauté et dont le produit phare est incontestablement les couches-culottes « Pampers ». Il y restera deux années en tout : il démissionne en 1985 après avoir vécu deux années à la limite du supportable, où il était obligé de dormir en pleine journée pour avoir son quota de sommeil...

1985, une année charnière pour lui. En effet, en plus de sa démission, il se marie avec sa compagne, qu’il a connue sur les bancs de l’école et qu’il a retrouvée après l’avoir perdue de vue. Il sera même père de deux enfants dans les mois qui suivent ! Un bonheur n’arrivant jamais seul, il décroche au panache un nouveau travail, chez Polygram Music. Robin Leproux a « simplement » demandé au directeur de l’époque, Alain Levy, de le prendre. Un culot monstre, mais payant : il va se voir confier la création de la division « Polygram projets spéciaux », une activité du groupe Polygram chargée de vendre des disques différemment. En plus des disques classiques, « PPS » propose des coffrets contenant des objets originaux (comme des parfums) ou des services particuliers (personnalisation des jaquettes des CD entre autres). Le succès fut immédiat et Polygram, en perte de vitesse, fut relancée. Fort de ce succès, Robin Leproux est nommé par la suite directeur général de Polygram Music. Le premier poste à énormes responsabilités de sa carrière pour l’instant parfaite. Ayant des parents musiciens, c’est à vrai dire « normal » pour lui de réussir dans cet univers !

Malgré cela, il ne reste relativement pas longtemps dans chez Polygram. En juin 1992, la chaîne M6 le contacte pour qu’il développe une nouvelle marque récemment créée : M6 Interaction. Et là encore, c’est un succès flagrant. Les clips matinaux de cette chaîne, le télé-achat (M6 Boutique), les disques lancés et les divers autres produits dérivés : tout cela est signé Robin Leproux ! Eh oui, ce qui fait encore le succès actuel de « la chaîne qui monte » est né de son imagination débordante. Et ce n’est pas fini : il est nommé en janvier 1997 à la tête des chaînes thématiques du groupe. Et c’est une nouvelle fois la consécration pour lui : le 26 mai 2000, il devient le vice-président du directoire de cette chaîne tout en étant le président de HSS (Home Shopping Service). Et de par ces différents postes, les nouveautés vont alors pleuvoir : Téva, M6 Music, TF6 ou encore Série Club, toutes ces chaînes du câble appartenant au groupe M6, c’est lui... Sans oublier que c’est lui qui a défini la stratégie Internet d’M6, conduisant à la création de M6 Web. Autant dire que c’est en grande partie grâce à lui que la sixième chaîne est encore aujourd’hui une des plus populaires en France, malgré l’émergence de la TNT.

Photo de Robin Leproux à RTL

Cependant, tout a une fin. En bon sauveur qu’il est, il accepte l’appel au secours de RTL Group, propriétaire de la chaîne de radio éponyme. Il est alors nommé dans la fonction stratégique de Président du pôle RTL Group, comprenant entre autres les radios RTL, RTL2, Fun Radio et la régie publicitaire IP France. Il avait comme mission principale de relancer RTL, qui avait perdu pas moins de 40 % de ses auditeurs lors du précédent exercice, une première mondiale dans l’univers des médias ! Il arrive le 02 janvier 2001 et va appliquer la même stratégie qu’à M6 : la diversification. Et là encore, cela va payer. C’est lui qui a choisi de remettre à la tête des « Grosses Têtes » Philippe Bouvard, victime d’un licenciement abusif dû à son grand âge. L’émission de radio la plus vieille de France, qui a failli disparaître suite à cette erreur stratégique, a repris du poil de la bête depuis son retour et existe encore aujourd’hui. Merci qui ? Il lancera aussi le slogan « Vivre ensemble », qui deviendra par la suite une campagne de publicité reconnue par le grand public. Et puis n’oublions pas non plus « On refait le match », « Ca peut vous arriver », « On refait le monde », « Laissez-vous tenter », l’interview politique de Jean-Michel Apathie, « RTL Foot », tant d’émissions qu’il a créées et qui sont en passe de devenir cultes ! En quatre années et demi, il a redressé l’audience du groupe et ce sans réaliser de plan social. Peu de managers pourraient se vanter d’avoir réalisé un tel exploit !

C’est avec un hommage unanime des dirigeants de l’époque (entre autres Gerhard Zeiler, Administrateur Délégué de RTL Group et Rémy Sautter, Président du Conseil de Surveillance de RTL) que Robin Leproux quitte le pôle RTL Group en avril 2005, avec le sentiment du devoir accompli. Il ne quitte cependant pas RTL, puisqu’il rejoint d’autres responsabilités au sein de RTL Luxembourg. Il n’y restera pas longtemps, puisqu’un an plus tard, plus exactement le 24 avril 2006, il rejoint un ex-présentateur qu’il a connu à M6, Emmanuel Chain. Il devient alors associé du groupe Eléphant, avec Thierry Bizot et Chain. Cette société appartient au monde des médias, puisque c’est elle qui produit entre autres les émissions « 7 à 8 » sur TF1, « Droit d’inventaire » et « Les Histoires extraordinaires de Pierre Bellemarre » sur France 3 ainsi que le « World Poker Tour » sur Canal +. Autant dire que pour son cerveau imaginatif, ce poste est idéal pour lui. Cependant, il n’y reste qu’une seule année car il est appelé sur un bien meilleur projet. En 2007, il est nommé à la présidence du groupe Axel Springer France, filiale du groupe allemand Axel Springer AG, éditeur de presse. Cette société a fait appel à lui pour développer un projet ambitieux : un « Bild-Zeitung à la française », soit une version francisée du célèbre journal à scandales d’Outre-Rhin. Malheureusement pour lui, l’actionnaire majoritaire renoncera au dernier moment à son lancement pour des motifs pour le moins obscurs et non officiels (un article paru dans Challenges évoque le manque de points de vente, des problèmes avec les imprimeurs ainsi que la peur des procès, qui risquaient d’être nombreux !). Robin Leproux est alors poussé vers la sortie. Son seul échec majeur dans sa carrière !

Leproux, Bazin, Kombouaré : le nouveau trio fort du PSG

Dès lors, il se met à son compte et développe ses structures personnelles d’investissement et de conseil dans le domaine des industries de loisirs. Bien loin donc du monde des médias. Mais il va y revenir en 2009, dans l’un des clubs les plus médiatisés de France : le Paris Saint-Germain. Suite à la « démission forcée » de Charles Villeneuve en février 2009, Sébastien Bazin, représentant européen de l’actionnaire majoritaire du PSG, Colony Capital, se retrouve bien malgré lui à la présidence du club parisien. Une fonction qui ne lui plaît guère, lui qui doit gérer les autres activités de son employeur. Pendant la trêve estivale, il se met donc à la recherche d’un nouveau président. Il se tourne alors vers Robin Leproux, lui l’homme de médias reconnu de tous. La nouvelle est annoncée officiellement le 28 juillet 2009 : il devient alors dans un premier temps conseiller du Président Bazin. Car ceci est temporaire : le 09 septembre 2009, il est nommé en tant que Président du Directoire, à l’occasion d’un changement de gouvernance du club de la capitale. Sébastien Bazin laisse donc la main dans ce domaine et devient quant à lui le Président du Conseil de Surveillance.

Dès sa nomination, les supporters et les médias furent étonnés : que vient-il faire dans cette « galère » ? On lui reproche alors de ne rien connaître au football. Et cela est faux : lors de son passage au groupe M6, son travail lui a permis de devenir administrateur des Girondins de Bordeaux (de 1999 à 2005). Il a même avoué qu’il jouait au football depuis près de 40 ans ! Il joue au poste de défenseur central dans le club de Rueil-Malmaison, où, malgré un emploi du temps surchargé, il joue chaque semaine. Il est même surnommé « le Diesel » par Pierre Bonnier, un de ses amis, à cause du fait qu’il court tout le temps sans s’arrêter ! Autant dire que le foot et lui, c’est une histoire d’amour. D’ailleurs, son discours de bienvenue est on ne peut plus clair : « Le PSG est un club formidable que je respecte profondément. Je suis Parisien, je joue au foot et ce club représente ma ville. J’ai donc envie de me battre pour lui, d’y apporter ma connaissance du football, mon engagement. A l’image de mon poste de stoppeur sur le terrain, je vais me sacrifier pour les autres. » D'ailleurs, pour l'anecdote, lorsqu'il arrive en 2001 sur RTL, c'est avec la jambe dans le plâtre suite à une grave blessure contractée dans un terrain de football. CQFD...

Robin Leproux aux Emirats

Malgré une envie de bien faire, les premiers pas du nouveau président parisien furent difficiles. En effet, le Paris Saint-Germain n’étant pas pareil que les autres clubs de football français, il a eu à gérer de nombreuses affaires extra-sportives : l’affaire Jean-Michel Aulas, (le président de l’Olympique Lyonnais, à qui on reproche d’être allé voir les arbitres pendant la mi-temps d’un match PSG – Lyon, alors que c’est rigoureusement interdit), qui le traitera même de « Puceau » ; les cas de grippe A ayant engendré les incidents à Marseille le 25 octobre 2009 ; les différents supporters blessés pendant les déplacements ainsi que les fumigènes lancés ; l’affaire Edel et les accusations bizarres de Nicolas Philibert... Sans oublier les résultats en dents de scie du PSG, qui l'ont même obligé à hausser le ton au Camp des Loges. Pour une première partie de saison, autant dire qu’il a été gâté ! Malgré tout, dans une tribune accordée par le Monde et une autre interview effectuée par le Parisien, il s’avère confiant pour l’avenir du Paris Saint-Germain. Après tout, si l’on regarde son CV, il a créé plein de nouveautés dans toutes les entreprises pour lesquelles il a travaillé... D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que la carte Passion PSG est née dès le début de son mandat et que ses prochains objectifs sont un nouveau maillot en l'honneur des 40 ans du club ainsi qu’un DVD, sans oublier la réédition du Tournoi de Paris !

Malgré une vie professionnelle réussie et harassante, Robin Leproux a su tout au long de sa vie rester simple. En effet, il a toujours voulu rester proche de sa famille et a comme autre passion, à part la musique et le foot, les jeux vidéos ! Il a même dans sa maison une salle, remplie de jeux en tous genres, qu’il adore faire visiter. D’ailleurs, sa simplicité est prouvée par le salaire qu’il a demandé lors de son embauche : 8 000 € seulement par mois, là où d’autres présidents non actionnaires en demandent beaucoup plus. Robin Leproux, décrit par Nicolas de Tavernost (PDG d’M6) comme « méticuleux, calme et ordonné » ou encore d’ « opiniâtre qui ne lâche jamais rien » par Pascal Nègre (PDG d’Universal Music), saura-t-il être digne de Michel Denisot, qui avait réussi à faire d’un Paris en quasi-faillite une référence européenne ? Saura-t-il répondre à l’objectif fixé par Sébastien Bazin, à savoir « faire du PSG l’un des tout premiers clubs au plan européen par ses performances sportives, son rayonnement notamment à l’international et son rôle dans la promotion du football français » ? Les supporters du PSG l’espèrent tous ! Et comptez sur lui pour réussir une nouvelle fois un défi très difficile, lui qui se décrit comme « quelqu'un de très sérieux dans les métiers pas sérieux » et qui a précisé qu’il « vient aider au PSG » et qu’il « n’est pas là pour s’amuser » ! Même si c'est loin d'être gagné...

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Dernière mise à jour le : 04/01/2010