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Stéphane SESSEGNON
Identité :
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Palmarès :
| Saison : | Equipe : | Intitulé titre : |
|---|---|---|
| 2008/2009 | PSG | Trophée UNFP du meilleur joueur de Ligue 1 (décembre) |
| 2009/2010 | PSG | Vainqueur de la Coupe de France |
Carrière professionnelle :
| Championnat | Coupes Nat. | Continent | Sélections | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison : | Club : | Div. | MJ | BM | MJ | BM | Com. | MJ | BM | MJ | BM |
| 2010/2011 | PSG |
1 | 0 | 0 | 0 | 0 | C3 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 2009/2010 | PSG |
1 | 29 | 3 | 4 | 0 | 5 | 1 | |||
| 2008/2009 | PSG |
1 | 34 | 5 | 6 | 1 | C3 | 9 | 1 | 5 | 0 |
| 2007/2008 | Le Mans |
1 | 30 | 5 | 5 | 0 | 7 | 1 | |||
| 2006/2007 | Le Mans |
1 | 31 | 1 | 4 | 0 | 0 | ||||
| 2005/2006 | Créteil |
2 | 33 | 5 | 1 | 0 | 2 | 1 | |||
| 2004/2005 | Créteil |
2 | 35 | 5 | 1 | 0 | 4 | 0 | |||
| 2003/2004 | Requins |
1 | 2 | 0 | |||||||
| 2002/2003 | Requins |
1 | |||||||||
| Totaux | 192 | 24 | 21 | 1 | 9 | 2 | 25 | 3 | |||
Légende : Div. = division du pays où se situe le club au moment de la saison ; MJ = Matches joués (en tant que titulaire ou remplaçant entré pendant une rencontre ; BM = Buts marqués ; Com. = Nom de la compétition continentale disputée par le joueur durant la saison (C1 = Ligue des Champions, C2 = Coupes des Coupes, C3 = Coupe de l'UEFA, Europa League dès 2009, IN = Coupe Intertoto, CL = Copa Libertadores, CMC = Coupe du Monde des Clubs, SCE = SuperCoupe d'Europe, CSA = Copa SudAmericana, RSA = Recopa SudAmericana, AFC = AFC Champions League).
Biographie :

Stéphane Sessègnon est un joueur qui a connu une irrésistible ascension. Première recrue de la saison 2008/2009, il a confirmé dès ses premiers matches son ancien statut manceau et son talent, à en faire pâlir certains clubs européens ! Mais malgré cela, ce joueur ne fait pas forcément l'unanimité...
Né à Allahe, au Bénin, c’est dans le club de la capitale de son pays, Cotonou, qu’il commence à jouer au football. Il devient alors un des « requins de l’Atlantique », le surnom de son club. Ce club a une particularité majeure : il est jumelé, comme la plupart des clubs francophones ou appartenant aux DOM-TOM, avec un autre club français, en l’occurrence celui de Créteil. L’objectif du club béninois est de dénicher des jeunes talents, et de les présenter au club cristolien pour qu’ils fassent des essais. S’ils sont concluants, les joueurs signent et peuvent espérer une belle carrière et devenir internationaux béninois. Tout le monde est content dans ce cas !

Stéphane Sessègnon est cependant un grand impatient. A 17 ans, il est repéré par le football club de Lorient, avec un de ses coéquipiers, Noël Seka. Le club breton les fait venir en France pour un essai. Cependant, alors qu’il s’attendait à jouer avec le groupe professionnel, il est envoyé chez les – de 18 ans. Non satisfait, il le fait savoir ouvertement aux dirigeants de l'époque. Et son mécontentement a le don de les agacer : non retenu chez le club breton, il repart immédiatement au Bénin... Finalement, il devra attendre ses 18 ans pour faire le fameux essai à Créteil. Avec Seka et un autre requin, Abou Saïga, il passe en 2002 ces tests, qui s’avèrent concluants. Mais Stéphane commet alors une erreur qui aurait pu lui coûter très cher : il ne répond pas à une convocation émise par la fédération béninoise pour la sélection nationale, sous prétexte qu’il hésite encore entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Il a en effet été élevé dans les quartiers pauvres d’Abidjan, et il ne sait pas avec quelle sélection il jouera dans le futur. Vexée, la fédération se venge : elle bloque son transfert ainsi que ceux de ses amis jusqu’à ce qu’il accepte de devenir officiellement béninois. Désirant absolument rejoindre la France, il cède au "chantage" en 2004. Ce litige réglé, les trois compères filent vers la France...
En France, il va littéralement exploser au sein du collectif cristolien. Parfaitement intégré au sein de l’effectif, il va rapidement enchaîner les bonnes prestations et parfois même les buts. Il hérite alors du surnom de « Diego », en référence à un certain ... Maradona. La comparaison est pour le moins flatteuse ! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les Lusitanos finissent à la huitième place de D2 lors de la saison 2005/2006... Après deux saisons plus que correctes de sa part, Sessègnon voudrait voguer vers d'autres cieux. Mais il n’arrive pas à se faire repérer au sein d’autres clubs... Cependant, la chance va être de son côté : pendant son passage à Créteil, il s’est lié d’amitié avec un cantinier du club, qui a un fils qui exerce le métier d’agent de joueur. Le cantinier va présenter Sessègnon à son fils. Les deux hommes vont accrocher ensemble, et le second sera l'agent du premier. En 2006, ce dernier présente le béninois entre autres à Daniel Jeandupeux, recruteur au sein du Mans. Il ne faut pas longtemps pour le combler de bonheur, étant donné le talent du joueur. Ravi, Sessègnon est transféré au sein du MUC 72 dès la saison 2006. Il découvre alors les joies de la Ligue 1, enfin !

Au sein du Mans, il devient rapidement indispensable. Son atout majeur : la polyvalence. Il est en effet capable de jouer à la fois milieu défensif, milieu droit et milieu offensif sans trop de problèmes, et juste à chaque fois ! Il pousse alors Le Mans, modeste club de Ligue 1, à des places nettement plus ambitieuses que le maintien. En deux saisons, Le Mans passe de promu à une belle 9ème place. Sessegnon y est pour grand-chose, son vestiaire étant unanime à son sujet. On le surnomme « Champion » ou « l’homme aux grandes cuisses ». Tout un programme... Une telle ascension ne laisse pas les grands clubs indifférents. A tel point que Lyon ou Barcelone suivent de près le joueur. Lors du mercato 2008, Lyon est même sur le point de faire signer le joueur. Mais l’entraîneur, Claude Puel, préfère recruter un joueur qu’il connaît bien : Jean II Makoun. Le PSG, à la demande de Paul Le Guen, se rue dans la brèche et négocie l’arrivée du joueur avec le club manceau. Après d' âpres négociations, le joueur est acheté pour une somme de 8,5 millions d’euros environ, une bonne affaire pour le président Henri Lagarda, qui n’en voulait pas moins. C’est le joueur qui a coûté le plus cher lors de ce mercato.

Et dès sa première saison à Paris, Sessègnon va littéralement exploser aux yeux du grand public. Le numéro 10 fièrement arboré sur son dos, le béninois excelle dans l'art de dérouter les défenses adverses via des gestes techniques parfois sortis de nulle part et des courses effrénées. Le Parc des Princes, privé de tels joueurs depuis trop longtemps, est lui aussi conquis. On le compare déjà à une ancienne gloire de la Porte d'Auteuil : Augustine « Jay-Jay » Okocha, rien que ça ! C’est aussi une de ses idoles, et son but d’une frappe surpuissante lors d’un match face à Sochaux a rappelé à tous le bon souvenir du nigérian (qui avait marqué un but similaire)... Le résultat de sa première saison à Paris est plus qu'encourageant : 49 matches joués en tout, 7 buts, et de nombreuses passes décisives. Ses performances sont mêmes reconnues par ses pairs en décembre 2008, lorsqu'il gagne haut la main le Trophée UNFP. Cependant, malgré cet éloge flatteur, le mauvais caractère cristolien de Sessègnon est ressorti là encore. Car tout va bien quand il arrive à réaliser ce qu'il entreprend, mais quand il n'y arrive pas, cela se gâte. Et surtout, quand on le stoppe de manière irrégulière ! Dans toute la saison, il reçoit en tout 10 cartons jaunes, soit 1 tous les 5 matches. Cela fait quand même beaucoup. Pis, lors d'un match face à Saint-Etienne, Sessegnon s'énerve et met un "petit" coup de boule sur Matuidi, coupable il est vrai d'un tacle appuyé sur sa personne. Seulement averti par l'arbitre de la rencontre, la commission de discipline ne sera cependant pas tendre avec lui en lui infligeant pas moins de 3 matches fermes de suspension ! Une sanction particulièrement injuste, surtout si on compare d'autres gestes pas très flatteurs de quelques uns de ses adversaires, moins lourdement sanctionnés... Cette absence a été préjudiciable pour Paris, qui a peut-être commencé à craquer pendant cette période.
Mais malgré cela, la saison de Sessègnon fut quand même bonne dans l'ensemble. A un tel point que les plus grands clubs européens regardent vers lui pour le mercato estival. En position de force, le béninois demande une renégociation de son contrat pour les prochaines saisons. D'abord insensibles à sa demande, les dirigeants parisiens finissent finalement par céder. L'annonce est rendue officielle le 07 juillet 2009 : Sessègnon est prolongé d'une saison et est lié avec le club de la capitale jusqu'en 2013. De quoi faire taire toutes les rumeurs à son sujet ! 2009/2010 commence donc, mais pas comme il l'aurait souhaité. Depuis le "pétage de plombs" de Jérôme Rothen, Paris se retrouve sans véritable milieu gauche. Et c'est Sessègnon qui hérite de ce poste, alors qu'il n'est pas franchement à l'aise. Comme il le dit lui même : "Je ne sais pas centrer du gauche". Et cela se voit dans son jeu : régulièrement, il oublie ses coéquipiers et remonte soit dans l'axe, soit carrément à droite. Ses prestations restent cependant correctes, sans pour autant être transcendantes. Mais lors de la 5ème journée de championnat contre Monaco, il va encore s'énerver et commettre un tacle inutile sur Adriano. L'arbitre n'hésite pas : carton rouge ! Et comme il a mauvaise réputation, il se prendra encore 2 matches de suspension... Rageant, surtout quand on sait que ce geste est d'une stupidité sans égale...

Après une saison 2008/2009 mitigée donc, Stéphane Sessègnon ne va pas confirmer l'incroyable talent qui est en lui. La saison 2009/2010 ne sera pas calamiteuse pour lui, mais presque. Auteur d'un bon début avec deux passes décisives en quatre journées, il ne lui faudra cependant que cinq journées pour effectuer son premier geste débile de l'année : frustré de perdre 2 - 0 face à Monaco alors que Paris avait dominé toute la rencontre, le béninois va se prendre un carton rouge direct à quelques minutes de la fin du match, pour avoir mis un coup de crampon sur Alejandro Alonso alors qu'il avait perdu le ballon... Et c'est le PSG qui en sortira doublement perdant, avec la défaite et son béninois suspendu pour deux matches ferme plus un avec sursis ! Sursis qui sera même ferme quelques jours plus tard. Aligné sur le côté gauche pour pallier au départ non remplacé par Jérôme Rothen, Sessègnon a cependant à sa décharge cette excuse : il ne joue pas à son poste. Peu incisif, même ses dribbles et ses tirs, ses grands points forts, sont inefficaces. Après un regain de forme en fin de première partie de saison (avec un but et une passe décisive), Sessègnon va rechuter lors d'un match de Coupe de France face à Vesoul : alors que Paris menait 1 - 0 et n'était a priori pas en danger, Sessègnon, sur une action anodine, met un coup de coude à son adversaire. Le verdict ne se fera pas attendre : carton rouge, encore une fois ! Le béninois se fait même le luxe de frapper (le mot est faible) un amateur, c'est dire... La commission de discipline le condamnera cette fois-ci à trois matches de suspension ferme, ce qui a pour conséquence l'absence de Sessègnon encore une fois pour le classico à Paris ! Nul doute que dans un autre club plus huppé que celui de la capitale, le béninois serait déjà passé à la casserole, remplacé par un autre joueur moins boxeur que lui. Mais il est le joueur le plus technique du PSG et à son retour, Kombouaré est presque quasiment obligé de le réintégrer. Il finira la saison avec 4 passes décisives et 3 buts seulement, un bilan clairement insuffisant lorsque l'on sait qu'il est un des cadres du club... Néanmoins, sa saison ratée sera compensée par la victoire en Coupe de France, son premier véritable titre dans sa carrière !
Entre temps, Stéphane Sessègnon avait aussi manqué tout le mois de janvier de la saison, pris par la Coupe d'Afrique des Nations. Et comme par hasard, pendant que le Bénin accumulait les mauvais résultats dans cette compétition (et où son pays natal a été éliminé dès le premier tour), le PSG perdait, mis à part en Coupe de France, tous ses matches. De là à dire qu'il y a une sorte de "Sessègnon dépendance", il n'y qu'un cas difficile à franchir. Car force est de constater qu'en deux ans, Paris a véritablement été excellent que neuf mois (d'août à mars 2009), quand le béninois était buteur et décisif... En tout cas, Stéphane Sessègnon ne sera plus embêté par son équipe nationale, puisque la fédération de son pays a annoncé, via un communiqué officiel, la dissolution jusqu'à nouvel ordre de l'équipe nationale A et de l'encadrement technique. Cette lourde décision fut motivée par « Le manque de respect des joueurs de l'équipe nationale A vis-à-vis des responsables en charge du Football au Bénin, les mauvais comportements et le manque de patriotisme des joueurs de l'équipe nationale A, le chantage orchestré par les joueurs à la veille du départ de la délégation officielle pour l'Angola et la complicité ou le cautionnement des actes blâmables des joueurs par l'encadrement technique ». Sessègnon fait-il partie de ces joueurs ? L'histoire ne nous le dira jamais...

Proche d'Edel et de Hoarau dans le vestiaire parisien, infatigable travailleur même s'il est sacrément énervant par moments, il a aussi la particularité d’être, à 26 ans, déjà père de 3 enfants. Alors, s'il continue comme ça et qu'il parvient à maîtriser ses ardeurs, nul doute qu'il a tout pour devenir la grande star de demain. Il ne faudrait cependant pas qu'il réédite le pitoyable "exploit" de novembre 2008, où il a été contrôlé à 0,8 gramme d'alcool dans le sang, ce qui lui a valu une nuit au poste et un retrait de permi !. Peut-être aussi ne fera-t-il pas long feu à Paris, tant les sollicitations des grands clubs européens risquent de pleuvoir, notamment en Angleterre, où parait-il il est suivi depuis longtemps. Et ce, malgré sa prolongation de contrat jusqu'en 2013 avec Paris. Le PSG réaliserait alors sûrement une belle plus-value à la revente de ce joueur, chose suffisamment rare pour être soulignée...
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Allahe
PSG (contrat jusqu'en 2013)