Dans le foot qui cogne dur, où chaque point compte comme un sou pour un clodo, le FC Metz a sorti l’artillerie lourde : Benoît Tavenot, fraîchement débarqué de Bastia, prend les rênes des Grenats pour un sprint final haletant. Lanterne rouge de l’élite, le club lorrain mise sur ce Corse bouillant pour inverser la vapeur.
Un contrat malin pour un objectif clair : le maintien
Engagé le 20 janvier 2026 après le limogeage de Stéphane Le Mignan, Tavenot signe pour six mois, avec une prolongation automatique d’un an en cas de survie en Ligue 1. Son salaire ? Aux alentours de 25 000 euros bruts par mois, complété d’une belle prime si Metz évite la relégation. Même en cas de descente, sa fougue pourrait le garder aux commandes en Ligue 2, selon les circonstances.
Ce choix n’est pas anodin. Tavenot connaît la maison : adjoint de Frédéric Antonetti à Metz entre 2019 et 2022, il revient dans un club qu’il apprécie pour sa personnalité.
De Bastia à Dijon : un CV taillé pour les batailles
Âgé de 49 ans, ce Parisien d’origine a bourlingué. Formé à Bastia comme joueur et cadre du centre de formation pendant 15 ans, il gravit les échelons : adjoint à Strasbourg en 2023, puis coach principal à Dijon en National la saison suivante. L’été 2024, il signe deux ans avec le Sporting Club de Bastia en Ligue 2, mais le club, dernier du classement, le dégage le 30 octobre 2025.
Son passage corse n’a pas été de tout repos. Le 24 janvier 2025, lors d’un nul 1-1 contre Pau, il perd son calme : expulsé pour avoir agrippé et traîné au sol le défenseur adverse Jordy Gaspar lors d’une touche. Sanction lourde : 12 matchs de suspension, dont 8 fermes. Un coup de sang qui a failli lui coûter six mois.
Premiers pas messins sous tension
À Metz, dernier de Ligue 1 avec seulement 12 points fin janvier, les résultats patinent. Défaite lourde face à l’OL le 25 janvier, puis revers 1-0 à Angers le 30 janvier malgré une infériorité numérique. Prochain test : Lille ce vendredi 6 février à Saint-Symphorien.
Tavenot tape du poing sur la table : il destitue Gauthier Hein de son brassard de capitaine pour ramener de la sérénité. Privé de trois joueurs contre les Dogues, il reste lucide : Lille demeure une belle équipe, malgré sa forme en berne.
Habitué des communiqués clairs avec les fans, il insiste sur la rigueur sans fébrilité. Les supporters, eux, guettent : ce retour d’expérience peut-il ranimer les Grenats avant la fin de saison ?
Avec Metz au bord du gouffre, Tavenot incarne ce foot de survie où l’instinct prime. Reste à voir si son feu corse embrasera Saint-Symphorien ou le consumera.




