En pleine zone rouge de Ligue 1, le FC Nantes espérait un renfort offensif décisif cet hiver. Raté : les Canaris se heurtent à un mur de refus, laissant leur attaque stérile face à une descente en enfer qui se profile.
Au bout de 20 journées, Nantes occupe la 16e position avec 14 points seulement, à six unités du premier barragiste. Trois revers d’affilée en championnat, dont une claque 1-4 face à Nice et un revers 2-1 à Lorient, ont enfoncé le club dans le doute. L’attaque affiche un maigre bilan de 19 buts en 20 matchs, l’une des plus pauvres du championnat.
Arrière blindé, avant-garde à sec
Franck Kita a investi là où ça craquait le plus : défense et milieu ont été pimentés par les venues de Sylla, Kaba, Guilbert, Sissoko, Machado et Rémy Cabella, prêté par l’Olympiakos. Ahmed Kantari table sur ces apports pour inverser la tendance. Mais devant, priorité absolue, le vide est criant.
Emmanuel Merceron, invité de l’émission Nantes Foot, balance sans filtre : « Un énorme flop sur la partie offensive. Blas, Honorat, Del Castillo, Nordin, Michal… Le FC Nantes a pris une cascade de refus ». Sept cibles au total ont préféré claquer la porte : Aboukhlal a fait perdre du temps, Maamma a été bloqué par Watford, Michal file à Metz, tandis que Brest a taclé sec sur Del Castillo. Le marché s’est clos le 2 février sur une ultime déception, sans buteur supplémentaire.
Et maintenant, le plan B interne ?
Pour la seconde partie de saison, Nantes compte sur ses ressources maison : les retours de prêt de Ganago, les éclats espérés d’Abline, Mohamed, El Arabi (meilleur buteur avec 3 réalisations) ou Cabella. Guirassy, si dispo, pourrait peser. Mais avec une moyenne de 0,9 but par match, le maintien tiendra-t-il la route jusqu’en mai ? Les supporters, eux, râlent déjà au bord du terrain.
Les bureaux parisiens digèrent mal ces échecs en série, et le vestiaire sent la pression monter. Les Canaris ont besoin de points, pas d’excuses : la L2 guette de près.



