L’Olympique de Marseille a mis un terme brutal à la collaboration avec son coach italien juste après la déroute 5-0 face au PSG au Parc des Princes. Ce revers dans le Classique a précipité une décision mûrie depuis des semaines, marquée par des résultats en berne et une sortie prématurée des grands rendez-vous européens.
Un bilan phocéen en dents de scie
Recruté à l’été 2024 pour insuffler un football audacieux et dominateur, De Zerbi laisse derrière lui un parcours mitigé au Vélodrome. Sur 69 rencontres dirigées, il affiche 39 succès, 8 nuls et 22 échecs, soit un taux de victoires de 57 %, le plus élevé pour un technicien marseillais sur les 25 dernières années. Cette saison 2025-2026, l’OM pointe à une honorable 4e place en Ligue 1 avec 12 victoires, 3 partages et 6 défaites, mais les errements tactiques récurrents et l’instabilité des compositions ont pesé dans la balance.
La direction, emmenée par Pablo Longoria et Mehdi Benatia, a opté pour un changement rapide afin de relancer la machine avant la fin de l’exercice. Ce départ à l’amiable survient après 19 mois d’un projet ambitieux qui n’a pas tenu la route face à la pression.
Les pistes anglaises s’ouvrent grand
Libre comme l’air, l’Italien de 46 ans rêve d’un come-back en Premier League, où son passage à Brighton avait séduit par son style flamboyant. Des cadors suivent son dossier de près. À Manchester United, où Michael Carrick assure l’intérim avec succès mais sans conviction définitive, De Zerbi fait partie des options privilégiées pour un poste permanent. Chez les Citizens, son nom circule en cas de vague départ de Pep Guardiola, tandis que Tottenham, orphelin de Thomas Frank évincé après huit défaites consécutives en championnat, le place en tête de liste.
Du côté de Liverpool, la situation d’Arne Slot reste tendue avec des doutes sur sa qualification en Ligue des Champions, mais aucun lien ferme n’émerge pour l’instant avec De Zerbi. Les observateurs comme Ben Jacobs soulignent son appétence pour l’élite anglaise, boostée par son pedigree et sa disponibilité immédiate.
Avec son expertise tactique et son attrait pour les gros bras, De Zerbi ne devrait pas traîner sur le carreau. L’Angleterre, terrain de prédilection, pourrait vite lui tendre les bras et relancer sa trajectoire au sommet.



