Hier soir, sous les lumières de la Meinau, le Racing a livré un spectacle de haute voltige face à Monaco. Avec une victoire solide 3-1, les Alsaciens ont validé leur billet pour les quarts, où ils défieront Reims, unique survivant de Ligue 2 dans le grand bain.
Le match a démarré pied au plancher pour les Monégasques, qui ont pressé haut et failli ouvrir le score dès la 2e minute via Akliouche, bien stoppé par Penders. Mais Strasbourg a vite réagi : Moreira lance Panichelli, qui trouve Godo au second poteau pour l’ouverture du score à la 7e minute. La première mi-temps reste rythmée, physique, avec des occasions de part et d’autre – Zakaria et Akliouche pour l’ASM, Panichelli en feu pour le RCS.
Une seconde période alsacienne et un Enciso en feu
À la pause, Pocognoli tente un coup de poker avec les entrées d’Adingra et Diatta. Peine perdue : c’est Barco qui met le feu en servant Enciso, qui lobe Köhn pour le 2-0 à la 55e. Monaco réagit dans la foulée par Biereth (58e), mais Enciso, opportuniste sur une glissade de Kehrer, enfonce le clou trois minutes plus tard (61e). L’ASM pousse en fin de match – Balogun sur la barre, Adingra sur le poteau – sans y croire vraiment.
Ce revers porte à huit le nombre de matchs où Monaco a pris au moins trois buts cette saison, toutes compétitions confondues. Une fragilité récurrente qui complique leurs rêves continentaux la saison prochaine.
Valentin Barco, l’Argentin qui casse les lignes
Si Enciso signe un doublé magistral, c’est bien Valentin Barco qui dicte le tempo. Le petit rouquin, impitoyable dans les duels et les récupérations, délivre la passe décisive du deuxième but. Sa saison en Ligue 1 impressionne déjà : 1 but, 4 passes décisives en 1425 minutes disputées. Précédant ce choc, Strasbourg avait balayé Avranches 6-0 en 16es et écuellé Dunkerque 2-1 en 32es, confirmant une belle dynamique en Coupe.
Face à eux en quarts, Reims arrive gonflé à bloc, dernier bastion de L2 dans la compétition. Le tirage a aussi offert Lorient-Nice, OM-Toulouse et OL-Lens comme autres chocs alléchants. Le Racing, porté par sa Meinau en ébullition, semble armé pour viser plus haut dans cette édition 2025/26.
Monaco rentre la tête basse, Strasbourg savoure et regarde déjà devant. La Coupe réserve toujours son lot de surprises, et les Alsaciens en sont les actuels rois.




