Le PSG sacré, la frustration monte sur la Canebière
Le sacre du PSG en Ligue des champions, samedi soir à Munich, a fait grincer bien des dents à Marseille. Les supporters phocéens, toujours fiers du sacre de 1993, ont vu leurs rivaux de toujours leur ravir leur statut de club français unique au sommet de l’Europe. Une frustration d’autant plus forte que l’OM, malgré les efforts de Frank McCourt, semble aujourd’hui bien loin de pouvoir rivaliser sur la scène continentale.
Mais un vent chaud venu du désert pourrait changer la donne : l’Arabie Saoudite n’a pas dit son dernier mot.
Le retour du serpent de mer : un rachat enfin crédible ?
Voilà des années que le rachat de l’OM par des fonds du Golfe revient dans l’actualité comme un marronnier. Cette fois, pourtant, les choses semblent prendre une tournure plus concrète. Le journaliste Thibaud Vézirian, habitué des révélations sur ce dossier, relance la machine. Mais surtout, il s’appuie désormais sur une nouvelle voix : celle d’Alwaleed Aldebasi, un journaliste saoudien proche du PIF (Public Investment Fund), le puissant fonds souverain déjà propriétaire de Newcastle.
Une déclaration qui enflamme les réseaux
Dans un entretien accordé à Vézirian, Aldebasi a tenu des propos lourds de sens :
« La France est une nouvelle maison pour nous. McCourt a fait de grands pas en avant, notamment en passant de SASU à SAS, ouvrant la porte aux investisseurs. Les fans de Marseille sont très respectés ici. Si le PIF rachète l’OM, ils seront au centre des préoccupations. Quand le Royaume veut quelque chose, il l’obtient. »
Des mots qui résonnent fort chez les supporters marseillais, impatients de revoir leur club au sommet. Mais certains observateurs appellent à la prudence : Aldebasi est-il un journaliste ou un influenceur mandaté ? Le doute subsiste.
McCourt, vers un départ en douceur ?
Frank McCourt, propriétaire de l’OM depuis 2016, a récemment multiplié les allers-retours entre les États-Unis et la cité phocéenne. Bien que généreux dans son investissement, l’Américain semble aujourd’hui atteindre ses limites. La transformation juridique du club — passage en SAS — et une augmentation de capital de 120 millions d’euros laissent entrevoir une possible transition.
Pour Vézirian, “il ne manque plus qu’un feu d’artifice” pour officialiser la vente.
Des obstacles bien réels, mais pas insurmontables
Même si l’intérêt saoudien se précise, l’affaire est encore loin d’être conclue. Les règles de la multipropriété, déjà délicates avec Newcastle, pourraient freiner les ambitions du PIF. L’UEFA et l’Autorité de la concurrence française auront aussi leur mot à dire. Mais l’expérience saoudienne avec le club anglais montre que ces barrières peuvent être contournées — à condition de montrer patte blanche.
Si le rachat aboutit, l’OM pourrait entrer dans une nouvelle ère : celle des ambitions XXL et des budgets galactiques. Le rêve d’un retour au sommet européen ne serait alors plus une utopie. Mais ce virage poserait aussi des questions sur l’identité du club, sa gouvernance, et les valeurs qu’il véhicule.
L’été de tous les espoirs (ou des désillusions)
Rien n’est encore signé, mais une chose est sûre : l’été 2025 pourrait faire basculer l’histoire de l’Olympique de Marseille. Le PSG a montré que l’argent peut faire des merveilles. L’OM est à la croisée des chemins. Et cette fois, l’option saoudienne semble plus que jamais dans les tuyaux.




