Le milieu français de 34 ans, champion du monde 2018, vient de mettre un terme à un interminable soap opera mercantile. Parti de Chelsea pour l’Arabie saoudite il y a deux ans et demi, N’Golo Kanté retrouve enfin les compétitions européennes du côté de Fenerbahçe, deuxième de Süper Lig.
L’échange avec En-Nesyri qui capote en dernière ligne droite
Tout avait pourtant bien commencé en ce début février 2026. Al-Ittihad et Fenerbahçe s’entendent sur un deal à 5 millions d’euros, incluant un échange indirect avec l’attaquant marocain Youssef En-Nesyri. Kanté passe même sa visite médicale sans encombre. Mais le mercato saoudien ferme ses portes lundi, et les Turcs pointent du doigt les retards administratifs du club de Djeddah.
Le départ de Karim Benzema vers Al-Hilal, officialisé récemment, a monopolisé les énergies saoudiennes, freinant les dossiers en suspens. En-Nesyri finit par atterrir à Al-Ittihad malgré l’échec initial, mais sans Kanté dans la balance.
Erreur TMS et refus de la FIFA : le communiqué assassin de Fenerbahçe
La cerise sur le gâteau ? Une saisie défaillante des données dans le système TMS de la FIFA par Al-Ittihad. Malgré une demande de prolongation rejetée par l’instance internationale, le dossier s’effondre. Fenerbahçe dégaine un communiqué virulent sur X : « Le processus de transfert de N’Golo Kanté et Youssef En-Nesyri a été mené avec rigueur par notre club. Cependant, en raison d’une saisie incorrecte des informations TMS par le club adverse, les transactions n’ont pas pu être finalisées dans les délais impartis. »
Les supporters turcs, frustrés, reçoivent des excuses officielles, tandis que le club promet de restructurer son effectif sans relâche.
Rebondissement total : résiliation et arrivée triomphale
Mais le foot adore les twists. Kanté, déterminé à quitter l’Arabie, entre en grève des entraînements pour forcer la main. Al-Ittihad résilie son contrat, qui courait jusqu’en juin 2026, et voilà le Français qui atterrit à Istanbul. Fenerbahçe officialise ce 4 février : contrat jusqu’en 2028, salaire autour de 7,5 millions d’euros annuels – une baisse de 70 % par rapport à ses émoluments saoudiens faramineux.
Ce come-back en Europe tombe à pic, à quatre mois de la Coupe du monde 2026. Pour les Bleus, c’est une aubaine : le Parisien d’origine retrouve du rythme en Süper Lig, un championnat physique qui colle à son style infatigable.
Kanté va vite transformer le milieu stambouliote en muraille impénétrable. Fenerbahçe version 2026-2027 risque de faire très mal en Europa League, et la France suit ça de près. Du pur bonheur pour les fans de foot tricolore.




