Qui a remporté le Ballon d’Or en 2020 ? La réponse est simple : personne. Une réponse directe pour une situation qui, même ce 6 février 2026, me reste en travers de la gorge. Cette année-là, France Football a annulé la cérémonie à cause de la pandémie de Covid-19, une première depuis 1956. Une décision qui a surtout fait un grand malheureux : Robert Lewandowski, le vainqueur que tout le monde attendait.
Un Ballon d’Or annulé, un scandale bien français
Ah, le Ballon d’Or 2020 ! Une annulation qui a fait plus de bruit que les résultats d’une élection locale. Je me souviens encore du communiqué de France Football confirmant l’absence de lauréat. La pandémie, avec ses confinements et ses saisons chamboulées, a servi de prétexte en or. C’était l’excuse parfaite pour ne pas se mouiller.
Les organisateurs ont préféré balayer d’un revers de main une année entière de performances. Pendant ce temps, les joueurs se cassaient les reins pour briller sur des terrains vides. Et on aurait dû applaudir cette décision ? C’est le genre de chose qui me donne envie de me taper la tête contre les poteaux du stade de La Ciotat.
Franchement, cette annulation m’a laissé un goût amer. Une farce, voilà ce que c’était ! Ça prouve bien que certains préfèrent annuler plutôt que de prendre un risque. Pour moi, le fair-play, c’était aussi de reconnaître l’exceptionnel, même en des temps exceptionnels.
Robert Lewandowski, le maudit de 2020
Si un joueur a vraiment payé le prix fort, c’est bien Robert Lewandowski. Le Polonais a littéralement écrasé la saison 2019-2020 avec son Bayern Munich. Je me souviens encore des matchs où il marchait sur ses adversaires, un vrai bulldozer.
Son palmarès cette année-là ? Un triplé historique : Ligue des Champions, Bundesliga et Coupe d’Allemagne. Excusez du peu ! Et ses statistiques individuelles, parlons-en : 55 buts toutes compétitions confondues. Cinquante-cinq, ça vous parle ? C’est le genre de chiffres qui vous assure le Ballon d’Or sans même discuter.
C’était une évidence. Tout le monde, du supporter lambda au spécialiste le plus pointu, s’accordait à dire que le trophée lui était promis. Mais non. France Football a préféré jouer les trouble-fête. Le pire, c’est qu’ils lui ont refilé un prix de consolation en 2021, le fameux “Buteur de l’année”. On imagine l’amertume de Lewandowski. Au sommet de son art, irréprochable, dominateur… et privé de la consécration ultime par une décision administrative.
Les coulisses d’un podium “non-officiel”
Même sans cérémonie, les rumeurs ont fusé. Les “fuites” des votes ont dessiné un top 3 qui, avec le recul, avait sacrément de la gueule. On parlait de Robert Lewandowski en super favori, logique. Derrière lui, Kevin De Bruyne, le chef d’orchestre de City, et pour compléter ce podium, Sadio Mané, le dynamiteur de Liverpool.
Ce qui m’a fait tiquer à l’époque, c’est l’absence de Messi et Ronaldo de ce trio. Un événement qui en disait long sur la saison et sur une redistribution des cartes qui n’aurait pas fait de mal. Ce classement “non-officiel” faisait sens et témoignait de performances réellement marquantes.
| Place | Joueur | Club |
|---|---|---|
| 1er | Robert Lewandowski | Bayern Munich |
| 2e | Kevin De Bruyne | Manchester City |
| 3e | Sadio Mané | Liverpool |
Ce tableau a alimenté les discussions pendant des mois. Il nous a donné matière à nous engueuler gentiment entre potes sur qui aurait dû le soulever. C’était un peu notre Ballon d’Or à nous, celui de la débrouille et de la passion populaire.
Au final, cette année blanche reste une cicatrice dans l’histoire du foot. Elle nous rappelle que même le plus prestigieux des trophées ne vaut rien face aux imprévus, et qu’un palmarès ne remplacera jamais la performance pure. Le nom de Lewandowski ne sera jamais gravé sur le trophée 2020, mais pour tous ceux qui aiment ce sport, il en reste le vrai lauréat.



