L’OM vient de vivre une semaine noire, entre l’élimination cruelle en Ligue des champions et un nul frustrant en Ligue 1. Au milieu de ce tumulte, Maxime Lopez, figure familière du club phocéen et adversaire du jour au Paris FC, dresse le portrait d’un Roberto De Zerbi profondément marqué par les revers de son équipe.
Une semaine cauchemardesque pour les Marseillais
Les joueurs de l’Olympique de Marseille ont d’abord chuté lourdement sur la pelouse du Club Bruges (0-3), scellant la fin prématurée de leur campagne européenne. Cette déroute, combinée au résultat du match du Benfica contre le Real Madrid (où le gardien adverse a même marqué), les a évincés au goal average. Revenue en championnat pour la 20e journée, l’équipe a dominé longtemps le Paris FC, menant 2-0, avant de se faire rejoindre dans les arrêts de jeu par un but d’Ilan Kebbal, fils du terroir (2-2).
Pour contextualiser, l’OM occupe actuellement la troisième place de Ligue 1 avec 39 points, derrière Lens (46) et Paris (45), selon les derniers classements vérifiés. Une position honorable, mais entachée par ce record peu glorieux sous De Zerbi : 30 compositions différentes en autant de rencontres, signe d’une rotation intense.
Maxime Lopez, témoin privilégié du tempérament italien
Passé par l’US Sassuolo en 2020-2021 sous les ordres de De Zerbi, Maxime Lopez connaît le caractère explosif de l’Italien. Sur le plateau de Ligue 1+ dans Le Club, le milieu du Paris FC a évoqué une possible échauffourée post-Bruges : De Zerbi ? C’est délicat parce que je connais le coach, mais je connais aussi le club à Marseille. Ce qui s’est passé après le match, ça m’a rappelé des souvenirs à Sassuolo. C’est quelqu’un qui vit tellement pour le foot, qu’il prend tout à cœur. Et bien évidemment, en plus de ça, il a ce caractère volcanique. Il prend tellement les choses à cœur que j’imagine un peu ce qui a pu se passer à Bruges. Après attention, on n’était pas avec lui dans le vestiaire à Bruges. Mais je pense qu’il doit parfois un peu tempérer ses réactions et attendre le lendemain pour dire les choses.
Observant son ex-mentor après le nul parisien, il ajoute : Je l’ai vu après le match samedi, je l’ai senti affecté par la situation. C’est quelqu’un qui aime vraiment le club. Depuis des années, il m’a toujours parlé d’entraîner l’OM, je pense qu’il kiffe. C’est un mec qui n’abandonnera pas.
Ces mots rappellent une anecdote plus ancienne : à Sassuolo, De Zerbi confiait déjà à Lopez son rêve marseillais, un attachement réciproque qui persiste.
De Zerbi assume et défie la tempête
Face aux rumeurs de tensions dans le vestiaire – évoquées par Balerdi ou des échanges vifs avec Benatia –, l’entraîneur italien reste ferme. Il a qualifié la défaite belge de honte
et de terrible sans excuse
, assumant pleinement. Malgré des spéculations sur une démission, il réaffirme sa volonté de prolonger l’aventure jusqu’à six ans : Je suis assez fort pour rester au moins 5-6 ans de plus à l’Olympique de Marseille. Les joueurs sont avec moi.
Des frictions avec Murillo ou des critiques envers les dirigeants percent, mais sa détermination semble intacte.
À Marseille, où tout s’amplifie, ce leadership passionné pourrait être la clé pour rebondir, surtout avec un calendrier chargé devant. Les supporters attendent des actes sur le terrain pour transformer ces mots en victoires concrètes.




