L’AS Saint-Étienne traverse une période agitée en ce début 2026, coincée à la 5e place de Ligue 2 avec 34 points après 21 journées. Défaite récente contre Boulogne-sur-Mer, Horneland viré : voilà le décor quand Philippe Montanier débarque au Chaudron. L’ancien Vert ne vient pas pour rigoler, mais pour imposer une discipline de fer inspirée du légendaire basketteur.
Les arguments qui ont fait craquer Montanier
Ce technicien de 61 ans, qui a porté le maillot stéphanois en 1999-2000, n’hésite pas à expliquer son choix. Saint-Étienne, ça ne se refuse pas. C’est mon club de cœur et j’ai eu la chance de porter ce maillot. C’est un club ambitieux et l’effectif a du potentiel. Mais le talent ne suffit pas, il faut travailler
, lâche-t-il cash lors de sa présentation. Après un break sabbatique, il revient motivé pour un challenge commando : stabiliser la défense et booster le mental du groupe.
Une philosophie inspirée de la légende Jordan
Oubliez les révolutions tactiques : Montanier mise sur les fondamentaux. Il déploie 12 principes offensifs et 12 défensifs pour rendre l’équipe imperméable derrière et létale devant. Le talent ? Seulement 10% de l’équation, le reste c’est du boulot et de la tête haute. Et pour illustrer, il sort l’arsenal : Les attaquants font lever les stades et les défenseurs font gagner des titres
, paraphrase-t-il Michael Jordan. Dès sa première séance ouverte aux supporters le 3 février, il axe tout sur la solidité arrière, avec une centaine de fans au rendez-vous.
Recrues et groupe unifié pour l’assaut final
Le mercato hivernal a rafraîchi l’effectif avec quatre arrivées ciblées : Abdoulaye Kanté (prêt de Middlesbrough), Aboubaka Soumahoro (prêt Hambourg), Julien Le Cardinal (Brest) et le jeune Marten-Chris Paalberg (Estonie). Montanier a même vérifié leur condition physique auprès d’autres coachs. Ces renforts, alliés à un discours positif, visent la cohésion totale. À cinq points du podium, les Verts ont les armes pour jouer les trouble-fêtes.
Avec cette exigence quotidienne, Saint-Étienne respire enfin l’ambition. Les crampons vont parler, et fort.



